A quoi bon prier ?

On a toujours une bonne excuse pour ne pas prier. Parce que la prière, ce n’est pas intéressant, parce qu’il y a l’équipe de France à la télé, parce qu’on n’est pas sûr que Dieu nous écoute vraiment, parce qu’on n’est pas exaucé comme on voudrait, parce qu’on ne veut pas risquer d’entrer en conflit avec son conjoint, ses ados ou ses petits-enfants… Bref, quand on renonce à prier, c’est par paresse, manque de foi ou par peur des autres.

Prier, c’est s’inscrire dans la lignée des deux mille ans de chrétiens qui nous ont précédés et qui ont appris à leurs enfants et aux enfants de leurs enfants ces paroles qu’ils avaient eux-mêmes apprises de leurs aïeux.
Heureux ceux qui ont appris leurs premières prières sur les genoux de leur mère, et qui perpétuent à chaque fois qu’ils prient ce doux souvenir.

Mais quel intérêt de rabâcher les mêmes mots perpétuellement ? Qui a encore vraiment conscience de ce qu’il dit quand il prononce « Notre-Père-qui-es-aux-Cieux… » ? Même si on n’est pas forcément toujours attentif quand on prie, à chaque fois que nous prononçons ces mots, nous savons malgré tout que nous exprimons quelque chose à Dieu. Ne serait-ce que parce que nous prononçons les mots de la prière que Jésus lui-même a transmis à ses apôtres - les mots de Jésus dans notre bouche : c’est loin d’être anodin !

Mais l’évangile de ce dimanche nous rappelle que Jésus en personne priait. On aurait pu penser, qu’étant Dieu, il pouvait s’en dispenser. Mais non, même Lui priait. C’est un signe fort de la nécessité du chrétien de prier. Même si nous avons  l’impression d’être inattentif quand nous prions, même si, débordés, nous avons l’impression de bâcler nos prières, chaque parole adressée à Dieu pour le remercier, l’implorer ou lui demander miséricorde, témoigne de notre désir de ne pas abandonner le Seigneur et de maintenir le lien qui nous unit à Dieu.
Père. Viju Christudhas



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