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Une nouveauté qui ne passe pas

De même que Dieu est trois fois saint, le triple avènement que célèbre l’Avent est par trois fois une nouveauté qui ne passera jamais. La venue de notre Seigneur Jésus Christ dans la chair eut lieu jadis, il y a plus de deux mille ans, en terre d’Israël, mais cette venue est définitive. En effet, mort et ressuscité, il fut élevé au ciel en son corps glorieux, plaçant au sein du Père notre nature épousée pour toujours. L’Avent nous prépare à célébrer dans la joie l’aujourd’hui de l’Incarnation du Verbe et de la Nativité du Fils éternel de Dieu prenant chair de la Vierge Marie.

Or, l’évangile d’aujourd’hui ne semble pas viser cette échéance courte puisqu’il traite explicitement de la "venue du Fils de l’homme" , c’est-à-dire de la fin du monde lorsque Dieu établira toute justice sur la Terre. Cette espérance nous soutient dans les épreuves et les obscurités de l’existence présente. Notre consolation réside en la contemplation de ce jour sans déclin qui se lèvera sur notre monde, quand Dieu essuiera toute larme de nos yeux et que nous lui serons semblables en le voyant tel qu’il est. Alors nous chanterons sa louange éternellement.

Entre ces deux venues la Tradition en voit une autre, intermédiaire, celle qui réalise la promesse du Christ d’être avec nous jusqu’à la fin du monde chaque fois qu’il est accueilli dans une prière ecclésiale et sincère, ou dans la droiture d’un cœur simple agissant par la foi. Cette venue non plus ne passera pas, car l’amour en acte réalisé dans la communion avec le Saint de Dieu possède la même éternité que lui. La nouveauté accomplie par l’Esprit Saint fait advenir dès maintenant le ciel nouveau et la terre nouvelle qui seront accueillis en Dieu pour la Vie infinie.
Père Marc Lambret