Les liens du sang

Qu’elle fait plaisir à voir, la joie des familles qui se rassemblent autour d’un enfant à l’occasion de sa première communion ! Certains sont venus de loin et n’auraient manqué le rendez-vous pour rien au monde. Nous avons été trop privés, pour des raisons certes bien compréhensibles de précautions sanitaires mais souvent fort difficiles à accepter, de ces fêtes grâce auxquelles se rappellent et se raniment les liens du sang.

L’expression "les liens du sang" est métaphorique. En effet, le sang de chacun lui appartient et reste à nul autre pareil, cela depuis le commencement puisque les systèmes circulatoires de l’embryon sont distincts de ceux de sa mère dès leur formation. Pourtant, la relation établie par la génétique nous semble bien décisive et définitive. Nous la vivons en général ainsi, même quand elle s’exprime de façon paradoxale, telle l’exclamation d’une responsable politique de premier plan qui me confiait un jour, pour dire son indéfectible attachement : "Je la déteste, mais c’est ma sœur ! "

L’attachement indéfectible que nous fêtons aujourd’hui est de surcroît celui d’un amour que rien n’a pu vaincre, ni la mort ni le péché, ni l’inimitié de l’homme à l’égard de Dieu inspirée par le démon ni les égarements de la créature tourmentée, un amour scellé par l’Incarnation et la Rédemption en la personne de Jésus Christ, Fils de Dieu sauveur du monde. Il a pris corps de la Vierge Marie, et c’est ce corps ressuscité qu’il nous donne en nourriture de vie éternelle. Il a versé son sang pour nous tous et pour chacun, afin qu’en buvant à la coupe de l’Alliance nouvelle et éternelle nous vivions ensemble de sa vie pour toujours.
Père Marc Lambret



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