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Le connaissez-vous?

" - Vous le connaissez ? – Pas vraiment, mais c’est mon fiancé. " Ce dialogue, assez improbable aujourd’hui, pourrait en revanche s’insérer dans une œuvre du théâtre classique, au temps où l’on promettait les jeunes gens bien nés les uns aux autres selon l’intérêt des familles, parfois avant qu’ils ne se soient rencontrés. Cette pratique qui s’étendait largement dans la société et se rencontre encore à notre époque dans d’importantes aires culturelles, semble absurde aux occidentaux modernes.

Pourtant, ne sont-ils pas plutôt insensés, tous ces amoureux qui s’épousent simplement en vertu de leurs grands sentiments, au risque de se plaindre bientôt amèrement ? Combien, en effet, de mariés plus ou moins jeunes disent découvrir avec consternation que leur conjoint n’est pas la personne qu’ils croyaient ! Mais qu’avaient-ils fait pour la connaître vraiment ? Tandis que tant de mariages " arrangés ", certes, mais par des familles avisées et aimantes, ont fait et font encore le bonheur des enfants qui bénissent la sagesse de leurs parents. La sagesse n’est pas toujours où l’on pense. Elle est en tout cas certainement que la femme sache
suffisamment qui est celui avec qui elle va consentir à partager sa vie, et réciproquement. L’Église reconnaît dans cette nécessité une condition de validité du mariage.

À la fin de la parabole des dix jeunes filles, l’Époux dit aux insensées : " Je ne vous connais pas ". Nous pouvons comprendre que les chrétiens s’imaginant promis aux Noces éternelles de l’Agneau mais restant indifférents à la personne du Christ courent le risque de cette déconvenue. Si nous voulons vraiment partager éternellement la Vie de Jésus, appliquons-nous à le connaître et à nous faire connaître de lui. Comment ? En reconnaissant et en honorant sa présence en chacun de ses frères humains qu’il a tant aimés, en les aimant en vérité comme il nous a appris à le faire.
Père Marc Lambret



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